Qu’est-ce que le CNC ?

Le succès du cinéma et de l'audiovisuel français est avant tout le résultat du génie créatif français, mais seuls les pays qui développent une politique publique ambitieuse peuvent préserver et développer une industrie nationale de l'image animée.

La manière la plus astucieuse de faire – et la plus économe pour les finances publiques – c’est au CNC qu’on la doit. Soixante-dix ans après sa création en 1946, le CNC reste une construction originale. C’est un établissement public, qui dispose de recettes affectées pour apporter des soutiens aux arts de l’image animée, et c’est aussi une administration centrale, en charge de ce secteur sous l’autorité du ministre de la Culture et de la Communication.

 
Chargé de financer les créateurs d’aujourd’hui et de demain, et de réguler les marchés du cinéma et de l’audiovisuel, sa mission est aussi d’entretenir et de valoriser la mémoire du passé. Venant au soutien des auteurs et des artistes les plus singuliers, il veille aussi à la santé d’une industrie qui les emploie.
 
Profondément ancré dans le cinéma, le Centre intervient désormais sur tous les champs de l’image animée, des œuvres audiovisuelles jusqu’aux univers numériques interactifs.
 
Le fait que le CNC assure la réglementation et la gestion des aides au cinéma et à l’image animée, et participe à la régulation du secteur, est un gage d’efficacité et de réactivité. Ces qualités sont renforcées par la participation constante des professionnels du cinéma et de l’audiovisuel à ses activités, à travers des commissions d’experts rendant des avis avant l’attribution des aides, ou des concertations portant sur des sujets d’intérêt général. 700 professionnels en activité viennent ainsi se mêler quotidiennement aux 479 agents du Centre.
 
Une autre caractéristique capitale explique le succès de notre politique audiovisuelle. Le fonds de soutien est financé par des taxes affectées dont le CNC assure le recouvrement et qui sont assises sur l’économie du secteur. Ce lien ontologique se justifie par cette règle simple admise par tous : toute personne qui tire profit de la diffusion d’œuvres cinématographiques et audiovisuelles doit contribuer à la création de ces œuvres, proportionnellement à son chiffre d’affaires.
 
En application de ce principe, le chiffre d’affaires des salles de cinéma a été soumis à une taxe affectée dès la naissance du CNC en 1948, les chaînes de télévision ont été assujetties en 1986, puis la vidéo, la vidéo à la demande, et enfin le média internet en 2007.
 
Avec ce mécanisme de redistribution et de mutualisation au sein même de l’économie du secteur, les fondateurs du CNC ont imaginé le dispositif à la fois le plus efficace et le plus économe pour le budget de l’État. On peut même dire que sans le mécanisme des taxes affectées au CNC, aucune politique cinématographique et audiovisuelle n’aurait pu voir le jour en France.
 
Toutes ces caractéristiques – administration centrale, établissement public, taxes affectées assises sur tous les flux d’affaires tirant profit de l’image, participation des professionnels aux décisions publiques – sont fondatrices du CNC.
 
Au moment où notre univers cinématographique et audiovisuel traverse sa plus grande révolution depuis son invention il y a un siècle, nous devons préserver et adapter les principes fondateurs du fonds de soutien pour que la France continue à jouer son rôle précurseur dans la création et l’industrie de l’image, en occupant les nouveaux territoires des arts de l’image animée, qui se situent aujourd’hui au croisement du cinéma et du jeu vidéo, de l’audiovisuel et de l’Internet. Jamais les créateurs n’ont disposé d’autant d’outils pour écrire leurs rêves, incarner leurs utopies, ou pour comprendre et décrypter notre monde. Encore faut-il leur donner le temps et les moyens qui leur permettent de les penser, de les réaliser et de les faire connaître. Encore faut-il aussi que notre modèle, copié et imité dans le monde entier, soit aussi bien compris dans notre propre pays, car rien n’est durablement acquis sans son existence, ni le parc des salles de cinéma, ni les portails de vidéo à la demande, ni surtout les films, qui sont le nécessaire reflet de notre identité culturelle…
 
Quelques documents ci-dessous permettent d’expliquer en quelques mots et en quelques images notre modèle.
 
"Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le CNC sans jamais oser le demander" est un document pédagogique sur le fonctionnement du CNC et plus largement du modèle français d'organisation et de financement du cinéma.

Il permet en quelques pages de mieux comprendre le CNC, institution "clé de voûte" du financement, de la régulation du cinéma et de l'audiovisuel en France. Il livre aussi des indicateurs de la performance de cet « écosystème » régulé, garant de la diversité de la création, et qui sert de modèle et de référence dans le monde entier. 

Sont successivement abordés : 
  • les fondamentaux du CNC
  • la performance du système français de soutien au cinéma et à l'audiovisuel 
 
 

 

 

rapport d'activité

Rapport d'activité 2014 du CNC Le rapport d’activité annuel du CNC détaille les mesures mises en œuvre par le Centre pour remplir l’ensemble de ses missions dans le champ du cinéma, de l’audiovisuel, du multimédia, du jeu vidéo et des univers interactifs, que ce soit en matière d’éducation artistique, de soutien à la création, de protection du patrimoine cinématographique ou d’action internationale.

> consulter le rapport d'activité 2015